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Personne n’est épargné par l’angoisse. C’est l’expression paroxystique de notre perception émotionnelle.
Le mot « angoisse » vient du latin angustia « resserrement », d'angustus « étroit », lequel vient d'ango « serrer ». La notion d’angoisse et de crise d’angoisse fait donc appel à la notion de stress (du latin stringerer ce qui signifie "serrer", « oppresser ».
Chacun d’entre vous a construit sa perception au gré de ses expériences de vie. Dans tous les cas, vous réagissez, c'est-à-dire que vous créez une réponse sur la foi d’une sollicitation donnée dans un contexte et un environnement donnés.
Vos angoisses sont issues de votre désir de contrôler un problème qui vous échappe et de la projection émotionnelle que vous élaborez si, d’aventure, vous ne pouviez contrôler ce qui vous pose problème.
Ceci inter agit sur vos façons d’être et de faire, inter agit sur différents soma (expression physique d’une douleur psychologique) dont vous pouvez être affecté et qui sont, à leur tour, les symptômes physiques de votre état « d’âme ».
Ces éléments vont affecter votre relation à vous même comme au monde extérieur et « formater » votre façon de communiquer. Peur, mésestime, agressivité voire violences. Autant de modes inter actifs qui vous renseignent sur vos émotions et la façon dont vous vous comportez. Plus vous craignez votre environnement, plus vous redouterez de ne pas réaliser vos objectifs dans tous les domaines de votre vie, moins vous contrôlerez vos comportements, plus vous aurez peur qu’ils vous échappent, plus vous mettrez en place des stratégies de contrôle qui auront pour effet de renforcer vôtre problème initial, de le nourrir. « La différence est une différence qui fait une différence » disait Gregory Bateson.
C’est donc sur la somme des inter actions (relation à soi, relation au monde, inter actions, feedbacks) que vos émotions se construiront. Ces mêmes émotions qui alimentent un système, votre système de communication, votre mode relationnel à vous même comme au monde extérieur, votre élément de comparaison. « Suis-je bien, suis-je mal ?» - « Fais-je bien, fais-je mal ?». La peur du jugement conditionne la plupart de vos comportements dans la mesure où, du fait de la construction de votre personnalité, vous chercherez l’approbation des autres, leur reconnaissance, leur aval. Ce qui constituera « le plaisir » dans la mesure où vous serez accepté.
A l’inverse, se construire un manque. Vos comportements dans tous les domaines de votre vie sont donc régies par un équilibre précaire entre le plaisir et la frustration (j’y reviendrai dans un autre article). Les injonctions qui forgent votre personnalité renforcent elles aussi votre relation à vos émotions. Vous « devez » savoir « être » et savoir « faire ». Vous devez réussir et non échouer. Vous devez « vaincre ou mourir ». Devant votre incapacité à gérer vos émotions, et à plus forte raison celles issues de vos angoisses et de votre anxiété, vous pouvez répondre par la prise de médicaments. Ils ont pour vocation de vous aider à « gérer », et constituent une réponse « automatique » à l’angoisse. Si les molécules bloquent le système de réponses angoissantes, elles ne solutionnent le problème en rien. Les molécules créent une dépendance à l’instar de la dépendance que vous pouvez entretenir avec votre peur. Avoir peur d’avoir peur et… avoir peur.
Le problème réside dans l’intérêt que vous cultivez avec votre relation angoissante à vous même comme au monde extérieur. Il serait trop simpliste de dire que ces questions d’angoisses et d’anxiété ne reposent que sur la confiance en soi. Des éléments issus de la construction de votre personnalité vous font ressentir vos émotions d’une façon spécifique laquelle vous font réagir par l’acceptation, le refus - ou le déni -. Quand vous êtes affecté(e) d’angoisses récurrentes et/ou d’anxiété - c'est-à-dire que vous êtes convaincu(e) que tout ne pourra qu’aller mal et que vous ne saurez pas préciser une solution adaptée -, vous serez tenté(e) de rationaliser, c'est-à-dire de tenter de vous convaincre qu’il n’y a pas de raisons objectives d’avoir si peur. Et pourtant.
Plus vous résisterez à la réalité de votre perception, de vôtre émotion, plus elle nourrira vôtre problème. Il conviendra donc d’observer l’association symptômes /comportement /tentatives de solutions pour préciser une stratégie qui vous permette d’adopter - avec vôtre propre langage - un mode de communication intra et inter personnel qui favorise le lâcher prise et le retour à une sérénité durable. L’approche systémique, stratégique et brève de Palo Alto favorise cette approche. Souvenons nous qu’une étude de l’INSERM de 2007 a rapporté que ce mode thérapeutique a permis de résoudre 16 cas sur 17.
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<div style="text-align: justify;">Personne n’est épargné par l’angoisse. C’est l’expression paroxystique de notre perception émotionnelle.   <br />
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Le mot « angoisse » vient du latin angustia « resserrement », d'angustus « étroit », lequel vient d'ango « serrer ». La notion d’angoisse et de crise d’angoisse fait donc appel à la notion de stress (du latin stringerer ce qui signifie "serrer", « oppresser ».   <br />
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Chacun d’entre vous a construit sa perception au gré de ses expériences de vie. Dans tous les cas, vous réagissez, c'est-à-dire que vous créez une réponse sur la foi d’une sollicitation donnée dans un contexte et un environnement donnés.   <br />
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Vos angoisses sont issues de votre désir de contrôler un problème qui vous échappe et de la projection émotionnelle que vous élaborez si, d’aventure, vous ne pouviez contrôler ce qui vous pose problème.   <br />
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Ceci inter agit sur vos façons d’être et de faire, inter agit sur différents soma (expression physique d’une douleur psychologique) dont vous pouvez être affecté et qui sont, à leur tour, les symptômes physiques de votre état « d’âme ».   <br />
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Ces éléments vont affecter votre relation à vous même comme au monde extérieur et « formater » votre façon de communiquer. Peur, mésestime, agressivité voire violences. Autant de modes inter actifs qui vous renseignent sur vos émotions et la façon dont vous vous comportez. Plus vous craignez votre environnement, plus vous redouterez de ne pas réaliser vos objectifs dans tous les domaines de votre vie, moins vous contrôlerez vos comportements, plus vous aurez peur qu’ils vous échappent, plus vous mettrez en place des stratégies de contrôle qui auront pour effet de renforcer vôtre problème initial, de le nourrir.   « La différence est une différence qui fait une différence » disait Gregory Bateson. <br />
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C’est donc sur la somme des inter actions (relation à soi, relation au monde, inter actions, feedbacks) que vos émotions se construiront. Ces mêmes émotions qui alimentent un système, votre système de communication, votre mode relationnel à vous même comme au monde extérieur, votre élément de comparaison. « Suis-je bien, suis-je mal ?» - « Fais-je bien, fais-je mal ?». La peur du jugement conditionne la plupart de vos comportements dans la mesure où, du fait de la construction de votre personnalité, vous chercherez l’approbation des autres, leur reconnaissance, leur aval. Ce qui constituera « le plaisir » dans la mesure où vous serez accepté. <br />
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A l’inverse, se construire un manque. Vos comportements dans tous les domaines de votre vie sont donc régies par un équilibre précaire entre   le plaisir et la frustration (j’y reviendrai dans un autre article).   Les injonctions qui forgent votre personnalité renforcent elles aussi votre relation à vos émotions. Vous « devez » savoir « être » et savoir « faire ». Vous devez réussir et non échouer. Vous devez « vaincre ou mourir ».   Devant votre incapacité à gérer vos émotions, et à plus forte raison celles issues de vos angoisses et de votre anxiété, vous pouvez répondre par la prise de médicaments. Ils ont pour vocation de vous aider à « gérer », et constituent une réponse « automatique » à l’angoisse. Si les molécules bloquent le système de réponses angoissantes, elles ne solutionnent le problème en rien. Les molécules créent une dépendance à l’instar de la dépendance que vous pouvez entretenir avec votre peur. Avoir peur d’avoir peur et… avoir peur.   <br />
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Le problème réside dans l’intérêt que vous cultivez avec votre relation angoissante à vous même comme au monde extérieur. Il serait trop simpliste de dire que ces questions d’angoisses et d’anxiété ne reposent que sur la confiance en soi. Des éléments issus de la construction de votre personnalité vous font ressentir vos émotions d’une façon spécifique laquelle vous font réagir par l’acceptation, le refus - ou le déni -.   Quand vous êtes affecté(e) d’angoisses récurrentes et/ou d’anxiété - c'est-à-dire que vous êtes convaincu(e) que tout ne pourra qu’aller mal et que vous ne saurez pas préciser une solution adaptée -, vous serez tenté(e) de rationaliser, c'est-à-dire de tenter de vous convaincre qu’il n’y a pas de raisons objectives d’avoir si peur. Et pourtant. <br />
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Plus vous résisterez à la réalité de votre perception, de vôtre émotion, plus elle nourrira vôtre problème.   Il conviendra donc d’observer l’association symptômes /comportement /tentatives de solutions pour préciser une stratégie qui vous permette d’adopter - avec vôtre propre langage - un mode de communication intra et inter personnel qui favorise le lâcher prise et le retour à une sérénité durable.   L’approche systémique, stratégique et brève de Palo Alto favorise cette approche. Souvenons nous qu’une étude de l’INSERM de 2007 a rapporté que ce mode thérapeutique a permis de résoudre 16 cas sur 17.</div>
<a target="_blank" href="http://www.service-compris.fr">Source</a><br /> |
Date de création : 14/02/2010 @ 16:09
Dernière modification : 26/02/2010 @ 14:11
Catégorie : Santé & bien-être
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